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Agenda / Diversité culturelle et sociétés créoles

Séminaires
12/02/2010

Diversité culturelle et sociétés créoles

par Michel Dispagne

Ermine (Équipe de recherche sur les minorités nationales et les ethnicités), composante du CRBC Rennes 2, a le plaisir de vous inviter à son prochain séminaire.

Date - Lieu

  • Vendredi 12 février 2010 - 10 h 00 / 12 h 00
  • Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne - MSHB

Intervenant

Michel DISPAGNE, est maître de conférences habilité à diriger des recherches, linguiste et créoliste. UFR Lettres et Sciences Humaines, campus de Schoelcher, Université Antilles Guyane (Pôle universitaire de Martinique)

Titre de l'intervention

« Diversité culturelle et sociétés créoles : Le vu, l’entendu, le dit linguistiques en contexte sociodiglossique dans l’utilisation de la langue créole, porteuse du paradoxe créolisation-décréolisation »

Résumé

Que l’on réside en Guyane française, en Guadeloupe ou en Martinique voire que l’on traverse chacun de ces espaces géolinguistiques et socioculturels à l’écoute des langues circulantes et des formes linguistiques habituelles dans lesquelles elles sont exprimées, on observe que les pratiques langagières sont pratiquement les mêmes, que les locuteurs parlent autant le français que le créole. Ce bilinguisme marque l’une des caractéristiques de l’identité culturelle des antillais et des guyanais créolofrancophones mais également il indique de plus en plus sans tension apparente la vitalité de ces langues au sein de ces différents territoires. Le problème, c’est que ce bilinguisme cache une dévitalisation de l’une des langues, le créole en contact avec l’autre, le français. Au point que l’usage du créole aboutit en fait à fragiliser en profondeur celui-ci dans son identité et sa structuration de langue à l’insu même des usagers et à porter atteinte progressivement à l’identité sociosymbolique des locuteurs des régions précitées. Notre communication reviendra amplement sur cette problématique de créolisation en surface et de décréolisation en profondeur qui marque à la fois la langue et le sujet usager de la langue, d’une part et d’autre part, sur l’impact des notions de contact des langues et de diglossie. Elle esquissera quelques réflexions/réponses qui entendent alerter les locuteurs de ces régions et apporter des alternatives contribuant à freiner voire à inverser cette dénivellation de la langue créole et donc cette altération d’une partie de l’identité du sujet créolofrancophone sans toutefois porter préjudice à l’autre langue en usage, le français.

 

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