Séminaires
21/05/2010

Par Albert Memmi, professeur honoraire à l'Université de Paris, chaire de sociologie de la culture
Séminaire Ermine (Équipe de recherche sur les minorités nationales et les ethnicités), composante du CRBC Rennes 2 dans le cadre du projet "Périphéries, dynamiques identitaires et pouvoirs sociaux" labellisé par le conseil scientifique de la MSHB.
Albert MEMMI est professeur honoraire à l’Université de Paris, où il a occupé une chaire de sociologie de la culture, Walker Aims à l’Université de Washington, membre de conseil à l’Université de Princeton, professeur honoraire à H.E.C., Docteur Honoris causa de l’Université du Néguév.
« Nous nous sommes battus pour que cessent les diverses dominances dont, principalement pour moi, les dominances coloniales.
Or, les anciens dominés, devenus indépendants, ne semblent pas toujours vouloir rompre avec leurs anciens dominants (persistance d’une langue commune, échanges économiques et culturels, etc.).
Sommes-nous entrés dans une ère nouvelle où la conquête d’une forme nationale ne semble plus l’unique solution contre la dominance ? Les nations, sous leurs formes traditionnelles, ne sont peut-être plus aussi prégnantes qu’elles nous semblaient.
Faut-il faire appel plus souvent au concept de dépendance qui instaure de nouveaux duos ? »
Elle est immense. Son dernier ouvrage est : Testament insolent, paru chez Odile Jacob en 2009.
Edgar Morin : Sa sagesse et son esprit d’universalité sont exemplaires en ce siècle. Jean-Pierre Faye : Hommage au témoin, à l’inventeur culturel et interculturel. Fernand Braudel : L’essai d’Albert Memmi, La dépendance, renouvelle la musique et la lecture des sciences de l’homme, comme s’il nous donnait une autre oreille, d’autres yeux, une autre intelligence. Rachid Boudjedra : Mon admiration et ma reconnaissance pour l’homme et l’œuvre fondatrice. Alain Touraine : Une œuvre diverse dont l’influence est grande, c’est un classique des sciences sociologiques. Léopold Sedar Senghor : Votre Portrait du colonisé m’a enthousiasmé. (...) Un document auquel les historiens de la colonisation auront à se référer. Jean Lacouture : Le Portrait du colonisé est probablement un chef-d’œuvre. C’est un livre culte. Jean-François Revel, à propos de Portrait d’un juif : Ce qu’il dit, c’est du feu.

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