Séminaires
11/06/2010

Des écrivains bretons à l'écoute des intellectuels de la négritude et de la décolonisation » par Nathalie Caradec, enseignante à l'Enssat - Lannion
Séminaire Ermine (Équipe de recherche sur les minorités nationales et les ethnicités), composante du CRBC Rennes 2 dans le cadre du projet "Périphéries, dynamiques identitaires et pouvoirs sociaux" labellisé par le conseil scientifique de la MSHB.
Dans les années soixante-dix, des écrivains bretons de langue française, comme Xavier Grall ou Paol Keineg, tentent de concilier création littéraire et sens de l’engagement. Impliqués dans les luttes et les revendications locales de l’époque, les écrivains bretons gardent les yeux tournés vers les autres continents où certains pays viennent d’accéder à l’indépendance ou revendiquent leur singularité. Parmi les figures marquantes de cette période, Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire, cherchent sans relâche une expression politique et littéraire à la Négritude, quand Albert Memmi ou Frantz Fanon poursuivent leur réflexion sur la colonisation et ses effets. S’il est difficile de parler d’une influence majeure de ces voix d’Afrique et des Antilles sur la Bretagne, force est de constater que de nombreuses résonances existent entre ces écrivains et intellectuels marqués par l’histoire coloniale et les écrivains bretons des années soixante-dix.Notre communication sera l’occasion de mettre en écho des représentations, des thèmes et des questions relatives à l’écriture, qui se font entendre à la fois dans la sphère afro-antillaise et en Bretagne…
Après un doctorat sur la notion de territoire dans la poésie bretonne de langue française contemporaine, elle poursuit ses recherches sur la représentation de la Bretagne dans le roman contemporain et la littérature de jeunesse. Elle s’intéresse également aux questions relatives à la francophonie.
Paysage, territoire, écocritique, littérature de jeunesse, métissage et francophonie.

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