Séminaires
08/10/2010

par Annick Le Douget, doctorante à l'UBO et membre du CRBC site de Brest - EA 4451
| Séminaire Ermine (Équipe de recherche sur les minorités nationales et les ethnicités), composante du CRBC Rennes 2 dans le cadre du projet "Périphéries, dynamiques identitaires et pouvoirs sociaux" labellisé par le conseil scientifique de la MSHB. |
La volonté de répression de la traite des Noirs par les autorités françaises s’affirme par la promulgation des lois de 1827 et de 1831 qui font du trafic négrier un crime passible de la cour d’assises. Dans le cadre de cette répression, la cour d’assises du Finistère a reçu compétence pour juger trois équipages négriers en 1830, 1832 et 1850. Pénétrer dans les arcanes procédurales judiciaires qui ont mené ces accusés à Quimper permet de se rendre compte des tergiversations multiples dans l’application des textes. Et comment expliquer la mansuétude des jurés bretons à l’égard de ces accusés qui sortaient du lot ordinaire des criminels ? Les archives judiciaires permettent d’alimenter notre réflexion sur ce point.
Annick Le Douget, auteure du livre Juges, esclaves et négriers en Basse-Bretagne 1750-1850. L’émergence de la conscience abolitionniste. (2000, auto-édition, épuisé) et de deux ouvrages sur la criminalité bretonne : Femmes criminelles en Bretagne, tourments, violences et châtiments (2003) et Justice de sang, la peine de mort en Bretagne aux XIXe et XXe siècles (2007). |

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