Journées d'étude
04/03/2010

Dans le cadre du projet labellisé par le conseil scientifique de la MSHB : Étude pluridisciplinaire des effets du modèle contemporain du mourir
Le retour de la mort au sein de l’hôpital a vu surgir des pratiques qui font « avec » la mort. Le discours contemporain sur la fin de vie marqué par une médicalisation croissante de la mort n’est pas sans incidence sur les pratiques soignantes ainsi que sur les sujets qui sont pris dans ce discours. Sans amplifier ou dénoncer cette influence, il est néanmoins légitime de se demander si l’accompagnement de fin de vie ne se fait pas selon un modèle où prédominerait le discours médical, conduisant à une tentative de normalisation du mourir. Quelle place resterait-il alors à ce qui constitue le plus particulier de chacun ?
Répondre à ces questions suppose d’interroger la notion de sujet, les modalités de sa constitution, ses déterminations, la façon dont il se situe par rapport au discours et aux normes mais aussi ses liens avec ce que la psychanalyse appelle le sujet de l’inconscient. Cela implique de poser la distinction du concept de sujet d’avec les notions d’individu, de personnalité, de subjectivité ou encore de substance ou de sujet de la connaissance.
Il semble désormais possible de soutenir que l’un des enjeux des pratiques cliniques en fin de vie réside d’une part, dans la place accordée au sujet et d’autre part, consiste à soutenir dans le dispositif hospitalier une définition de la vie, et de la mort, faite de réalités multiples irréductible à un processus prédictible standardisé.
A la lumière de différents champs disciplinaires - médecine, philosophie, sociologie, psychologie clinique, psychanalyse – cette journée est l’occasion d’interroger les pratiques cliniques et de proposer une réflexion autour de la méthodologie pluridisciplinaire de recherche.
Elle s’adresse aux étudiants, chercheurs et professionnels de santé concernés par la réflexion sur la fin de vie.
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