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Pôle Gouvernance / La gouvernance des imaginaires urbains

L'objectif est de réfléchir aux relations entre acteurs producteurs de représentations, d'images, de croyances liées à la ville. Une place significative sera faite, et c'est l'originalité du projet, aux artistes (et particulièrement aux plasticiens), que leur relation aux décideurs politiques soit intitutionnalisée ou non. Mais l'image de la ville est aussi le fait des commerçants, des industriels, des urbanistes et des architectes, etc. S'il est sans doute naïf de souscrire à une vision démocratique ou égalitaire de droit à faire la ville, il est tout aussi réducteur de réduire celle-ci à une production maîtrisée par quelques communicants. Des inégalités s'observent quant au pouvoir dont chacun (individu ou institution) dispose pour produire les imaginaires urbains : on n'est pas pour autant, malgré la mise en scène des politiques d'image, dans une configuration de monopolisation par le politique.

La ville, en général, et chaque ville, en particulier, sollicite un imaginaire peuplé de mythes, d'images, de représentations. Ces imaginaires ne sont pas aléatoires. La gestion des imaginaires et des représentations de la ville constitue aujourd'hui une dimension essentielle de la gouvernance urbaine. Volatils, flexibles, insaisissables, ces imaginaires constituent un défi pour les professionnels de la gouvernance et de la planification urbaine. Ils sont pourtant une dimension essentielle de la ville, de quelque façon qu'on définisse celle-ci.

Si les " producteurs culturels " (architectes, écrivains, artistes, cinéastes ...) interviennent depuis longtemps sur l'imaginaire urbain, façonnant par là même des modes de comportement, les politiques prennent à leur tour la mesure de l'importance qu'il convient d'accorder à une réflexion stratégique sur l'image de la ville.

Depuis plusieurs décennies, en effet, les villes développent une réflexion stratégique sur l'image qu'elles peuvent avoir auprès de publics divers, en interne et en externe, au national et à l'international, etc. La question est prise au sérieux car les décideurs publics sont convaincus de l'importance qu'il faut accorder à l'image : celle-ci déterminerait pour partie l'attractivité du territoire, donc à terme son développement.

Longtemps abandonnée aux entrepreneurs culturels, l'image des villes s'inscrit désormais à l'agenda institutionnel et politique : elle a ses spécialistes, elle fait l'objet de politiques publiques spécifiques, ce qu'il est convenu d'appeler le marketing territorial. Et les maires d'être à l'occasion jugés, entre autres indicateurs de bonne gouvernance, sur leur capacité à " infléchir l'image de la ville ". Cette dernière expression est fréquemment utilisée depuis l'élection de 1995. Elle exprime cette donnée simple : le politique doit désormais travailler sur l'image de la ville comme il travaille sur un quartier, sur un secteur, sur un groupe social. Parce qu'elle produit des effets de réalité lourds, l'image n'a plus rien de virtuelle ou de subjective. Elle a l'épaisseur des données sociales auxquelles le politique doit se confronter.

Contacts

Responsable scientifique

Marion HOHLFELDT - EA 3208 - Arts : pratiques et poétiques

Partenaires

Université Rennes 2
IEP Rennes
UBO
École d’architecture de Bretagne
Université de Plymouth

Partenariats internationaux

Royaume Uni

Disciplines

Architecture
arts plastiques
science politique
sociologie
géographie
urbanosme
histoire de l’art
cinéma

Type de soutien

Financier

Durée

Date de début : 17/06/2008
Date de fin : 31/12/2010

 

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