Les objectifs de l’étude combinent une double approche dans un domaine peu exploré de la santé au travail : les variations de santé du personnel selon le climat social résultant des types de direction de l’entreprise.
De nature S.H.S, l’approche retenue est interdisciplinaire : sociologie du travail / science politique / science de la gestion / science économique. La recherche fait appel à l’exploitation statistique d’un volume conséquent de données santé relatives à plus de 30000 salariés. Les conclusions de l’étude interpellent chacune des disciplines citées.
La question sous-jacente est la suivante : dans quelle mesure des salariés sont conduits à se saisir (inconsciemment ou sciemment) du médical comme instrument de médiation sociale ? Dans quelle mesure certains types de situations relationnelles résultant de la conduite des rouages de l’entreprise génèrent pour les salariés de réelles pathologies, accroîssent ou réduisent les risques d'accident du travail ?
La problématique proposée tente de détecter l’existence de corrélations entre la nature des systèmes de relations sociales au travail et les « coûts santé » respectifs dans les échantillons d’entreprises concernés. Elles donneront une estimation financière aussi fine que possible, à l'échelle nationale, des surcoûts du management autoritaire
Cette étude révèle à quel point la singularité du facteur genre s'impose comme le paramètre le plus discriminant des effets du pouvoir dans l'entreprise. Hommes et femmes réagissent différemment.
Janvier 2009
Santé des salariés et types de management dans l'entreprise
