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en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

08 juillet 2020
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"Imaginaires cinématographiques de la peau" est un projet d’ouvrage collectif sous la direction de Diane Bracco, EA 1087 EHIC. Date limite de soumission : 18 décembre 2020.

À la fois limite, surface et « enveloppe nécessaire » (Mimoun, 2006), la peau se montre et se dissimule. Elle s’inscrit à cet égard tout autant dans le champ du visible que du palpable. La dermatologie elle-même s’impose comme science de la visualisation et entretient un rapport étroit avec l’iconographie : c’est notamment par le biais d’images médicales que les étudiants de la discipline apprennent à détecter les affections de l’épiderme et à appréhender celui-ci comme lieu de symptômes. Plus largement, la peau en tant que terrain de manifestations et d’inscriptions visibles se situe à l’intersection de différents domaines – médecine, psychanalyse, arts, sémiologie, sociologie, anthropologie, histoire du corps et de ses représentations – qui la chargent de sens, de valeurs, de connotations. Les théorisations dont elle a fait l’objet ont abouti à l’émergence de concepts clés, à l’instar de la métaphore psychanalytique du Moi-peau (Anzieu, 1985), qui l’assimile à un contenant unifiant, barrière protectrice du psychisme nécessaire à la représentation du Soi. Ce rôle de contour démarcateur, qui sépare autant qu’il met en relation, peut aussi être rattaché aux réflexions sur la peau envisagée comme entre-deux, comme passage du dedans vers le dehors, du dessous (la chair) vers le dessus (la surface), lieu de transit entre le « corps interne », dissimulé, et le « corps externe », apparent (Singer-Delaunay, 2011). Ces questions de représentation et de visibilité / invisibilité, justement, se révèlent centrales dans l’appréhension d’un médium tel que le cinéma, qui, en raison de sa nature visuelle et de la présence corporelle des acteur.rice.s, offre une place essentielle aux images des anatomies et des peaux. Dans le prolongement des travaux menés sur le corps au cinéma (Aumont, Bellour, Brenez, Game, Grunert, Marks, Roques…), ce sont précisément les imaginaires épidermiques forgés par le septième art international que nous entendons interroger ici.

 

Modalités de contribution

Les articles seront rédigés en français et ne dépasseront pas 35 000 signes (espaces compris). Ils devront être envoyés à Diane Bracco le 18/12/2020 au plus tard à l’adresse mail suivante.

Il appartient aux auteur.ice.s de s’assurer de l’obtention des droits pour la publication des images.

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