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en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

26 mars 2020
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Le VIIIe congrès de la Société de Philosophie des Sciences se tiendra à l’Université de Mons (Belgique) du 9 au 11 septembre 2020. Date limite de soumission : 30 avril 2020.

La distinction entre science et pseudoscience a toujours été une question centrale en philosophie des sciences. La recherche de critères qui permettraient de formuler cette distinction a d’ailleurs souvent permis des avancées importantes dans le domaine de l’épistémologie.

Pour bien cerner la frontière entre science et pseudoscience, il est nécessaire d’identifier sur quels critères elle se construit. Si les notions de méthode ou de vérité/fausseté ne sont pas étrangères à la pseudoscience, elles ne sont pas suffisantes pour la différencier ou la délimiter. Et on ne peut pas non plus ramener la question de la distinction à la thématique de la manipulation et des intentions, car la plupart des fondateurs et adeptes des pseudosciences le sont de toute bonne foi. La question n’est déjà pas simple en ce qui concerne la science établie et reconnue, mais se corse particulièrement pour ce qui est de la nouvelle science qui n’a pas encore acquis droit de cité et qui se distingue pourtant aussi des pseudosciences dans la mesure où elle donnera lieu, mais dans le futur, à de la science. Or, c’est souvent en s’appuyant sur le futur et sur le fait que des théories révolutionnaires n’ont pas souvent été immédiatement admises dans le passé (ce qu’on appelle parfois le syndrome de Galilée) que les pseudosciences revendiquent le statut de sciences à part entière.

La philosophie des sciences a donc deux raisons majeures de s’intéresser à cette problématique. Du côté pratique, cette approche critique permet de construire des outils afin de désamorcer ces théories pseudoscientifiques, outils dont l’efficacité est d’ailleurs matière à débats. Du côté théorique, ces sujets sont en quelque sorte des cas d’études qui mettent en évidence les avantages et les inconvénients des différentes approches épistémologiques. La question des pseudosciences est donc d’un grand intérêt en philosophie des sciences. En tant qu’objet d’analyse, elle permet notamment de questionner la méthodologie scientifique, d’éclaircir le rapport à la vérité des théories, d’interroger le statut de preuve ou d’analyser la formation et la remise en question du consensus dans la communauté scientifique.

Cette thématique n’est pas nouvelle, mais elle revêt une actualité particulière à l’heure des réseaux sociaux omniprésents et de l’accès généralisé à un immense réservoir d’informations, dans la mesure où les théories pseudoscientifiques y trouvent un terrain particulièrement fécond pour se développer. On pensera aux récents débats à propos du déremboursement de l’homéopathie en France, qui montrent que la distinction entre science et pseudoscience est loin d’aller de soi.

Deux lignes thématiques sont proposées :

  • Science ouverte, accessible, participative
  • Enjeux imposés par l’évolution des pratiques scientifiques

 

Conférenciers invités

  • Brigitte Axelrad (Association Française pour l’Information Scientifique): "Mémoire retrouvée ou faux souvenirs : la controverse"
  • Jean-Pierre Cléro (Université de Rouen): "L'irrationnel des sciences et l'irrationnel de la superstition"
  • Guillaume Lecointre (Muséum national d’histoire naturelle): "Enjeux politiques d'une scientificité explicite"
  • Stephan Lewandowsky (University of Bristol): "Science In A ‘Post-Truth’ World"
  • Alan Sokal (New York University): "Does science make metaphysical assumptions?"
  • Marion Vorms (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne): "Doute raisonnable, scepticisme infondé et dogmatisme scientiste"

 

Soumission des interventions

Fin des soumissions : 30 avril 2020

Le format des contributions doit être le suivant :

  • Pour un symposium :
    • Le titre du symposium
    • Un résumé court (maximum 250 mots) décrivant la thématique générale
    • Un argumentaire anonyme, dans un fichier séparé, concernant le symposium dans son ensemble, suivi d'une brève description de chaque présentation (4 intervenants maximum, 2500 mots maximum)
    • L'évaluation des soumissions étant strictement anonyme, ce document ne doit comporter aucune mention permettant d'identifier les participants.
  • Pour une communication individuelle :
    • Le titre de la communication
    • Un résumé court (maximum 250 mots)
    • Un résumé long dans un fichier séparé (maximum 1000 mots)
    • L'évaluation des soumissions étant strictement anonyme, ce document ne doit comporter aucune mention permettant d'identifier son auteur.

 

Notification des acceptations le 31 mai 2020

Inscriptions du 31 mai 2020 au 15 août 2020