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06 mai 2020
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Le colloque se tiendra le 15 octobre 2020 à la Faculté de droit et des sciences politiques de Nantes. Une publication des actes est prévue. Les contributions sont attendues avant le 18 mai 2020.

Après deux colloques en 2016 et 2018 consacrés respectivement aux thèmes « Respect en Droit » et « Sacré et Droit », les doctorants et jeunes docteurs de la Faculté de Droit et des sciences politiques de Nantes ont le plaisir d’annoncer la tenue d’une troisième édition portant sur le sujet « Fragilité du Droit, fragilité des droits ». Cet appel à contribution s’adresse exclusivement aux doctorants et jeunes docteurs.

La « fragilité » n’est pas un terme juridique. Le terme lui-même est très rarement mobilisé dans le domaine du Droit. Selon le Littré, la fragilité se définit comme une « instabilité », mais également comme une« disposition à être altéré », un « manque de résistance, de solidité », ou encore une « facilité à être ébranlé, anéanti ». La polysémie de ce terme permet d’aborder le Droit à travers un prisme plus large que celui de l’« instabilité ». Sous ce seul angle en effet, la fragilité du Droit n’est pas un sujet nouveau et fait écho à celui de la crise du Droit qui alimente les débats depuis de très nombreuses années. Cette crise semble le symptôme du changement de paradigme de nos sociétés occidentales, qui marque le passage de la loi à la norme, de la réglementation à la régulation et des modes de gouvernement à la gouvernance. De nombreux travaux y ont été consacrés.

Ce colloque sur le thème de la fragilité a vocation à s’inscrire dans la continuité de ces travaux mais a également pour ambition de renouveler la réflexion en interrogeant, grâce à la notion de fragilité, la relation entre le droit objectif (la fragilité du Droit) et les droits subjectifs (la fragilité des droits). Les contributions devront donc éviter de dissocier l’étude de la fragilité du Droit de celle de la fragilité des droits subjectifs, mais bien croiser les regards sur ces deux acceptions. Les contributeurs pourront donc orienter leur réflexion vers les interactions entre la fragilité du support de la norme, celle de la norme elle-même (fragilité de l’instrument et du contenu) ou encore celle du système juridique dans son ensemble.

Modalités de proposition

Les contributions attendues peuvent relever de toutes les disciplines juridiques (droit public, droit privé, droit pénal, histoire du droit, sociologie du droit). Elles peuvent adopter une approche théorique et transversale, ou encore traiter d’un sujet précis illustrant la thématique du colloque.

Merci d’adresser vos propositions de contributions d’une longueur de 4 000 signes maximum, accompagnées d’un CV universitaire, à l’adresse suivante.

Les contributions sont attendues avant le 18 mai 2020.

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