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19 juin 2019
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La revue de la régulation lance un appel à contribution sur « Les figures de l’État actionnaire ». Date limite : 29 septembre 2019

 

Présentation

En 2017, un rapport de la Cour des comptes posait la question de savoir si l’État français est un « bon actionnaire » (Cour des comptes, 2017) ; en conclusion, il soulignait l’hétérogénéité des institutions (Agence de Participation de l’État, Caisse des Dépôts et Consignation, etc.), des objectifs et des pratiques qui font l’« État-actionnaire » et plaidait pour une plus grande mise en cohérence. Ce rapport a eu lieu dans un contexte de privatisations continues depuis 1986, mais également d’opérations de rachat de parts de capitaux dans de grands groupes en difficulté (PSA, Vallourec, etc.). Ces opérations récentes ne cherchent pas nécessairement – en tout cas pas explicitement – à proposer une gestion différente des entreprises privées – comme ce fut le cas à la Libération, par exemple (Andrieu, Le Van & Prost, 1987). Alors quel est l’intérêt de cette opération ? Et, au-delà du seul aspect financier, quels en sont les enjeux ? Outre la France, ces questions concernent de nombreux pays, selon des modalités plus ou moins particulières.

L’objectif du dossier est ainsi de mieux saisir la manière dont s’articulent et se (ré)agencent les enjeux politico-administratifs et les enjeux financiers : missions de service public ; orientation de l’investissement industriel et développement durable ; équilibres budgétaires et objets des politiques budgétaires et structurelles. Pour cela, il convient d’identifier les différentes figures de l’État-actionnaire (notamment en « cartographiant » ses prises de participation) et de caractériser la forme et le contenu de ces interventions en capital de l’État (notamment leur spécificité par rapport à des prises de participation privées ou à la manière dont interviennent d’autres États). Les mutations historiques de l’État-actionnaire intéressent aussi particulièrement pour discuter l’hypothèse de la progressive « financiarisation » (Van der Zwan, 2014) de ce mode d’intervention publique.

Dans cette perspective, plusieurs questions plus particulières peuvent nourrir ces problématisations :

  1. Comment l’État gère-t-il au quotidien ses participations ?
  2. Les prises de participation de l’État sont-elles des politiques publiques ?
  3. Comment l’État-actionnaire s’insère-t-il dans l’appareil d’État ?

 

Dates

Les propositions d’articles (1 page) sont à envoyer avant le 29 septembre 2019 aux coordinateurs du dossier, aux trois adresses suivantes:
hadrien.coutant@sciencespo.fr
antoine.ducastel@cirad.fr
scott.viallet-thevenin@m4x.org.

Les auteur·e·s des propositions retenues enverront leur article complet au plus tard le 2 février 2020.

 

 

infos

Contacts

hadrien.coutant@sciencespo.fr
antoine.ducastel@cirad.fr
scott.viallet-thevenin@m4x.org.