bandeau-fond-bulles-rouges.jpg
actualités

actualités

en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

16 mars 2020
Recherche
Les papiers retenus seront pris en considération pour publication dans les revues "Tourism Geographies", by Routledge / Taylor & Francis (États-Unis) et "Mondes du Tourisme", revue de recherche dédiée au tourisme (France).

Le tourisme a été jusqu’à la fin du XXe siècle une pratique essentiellement occidentale. De ce fait, la rencontre avec les populations autochtones a été largement abordée à travers le concept d’acculturation. Cette approche a d’autant plus convenu que la diffusion des touristes a été en grande partie orchestrée par le déploiement de l’appareil de production capitaliste et s’est construite dans les contextes du colonialisme et du néocolonialisme. Ainsi, George Cazes a sous-titré le second volume de l’ouvrage tiré de sa thèse consacrée au tourisme dans les pays du Tiers Monde : « Les nouvelles colonies de vacances » (1992). La métaphore traduit l’approche dominante de l’époque. En effet, le tourisme s’inscrit dans un rapport entre le centre et ses périphéries, engendrant l’intégration des pratiques dans un processus de domination et d’expansion symbolique et matérielle des sociétés occidentales.

À l’inverse de l’anthropologie et de la sociologie, la géographie s’est encore peu encore emparée de ce concept d’interculturation, pourtant intrinsèquement lié à la mobilité et aux rencontres spatio-culturelles qu’elle génère. L'approche géographique du tourisme apparaît dans ce contexte particulièrement éclairante, pour reposer sur l'analyse des effets d'une mise en relation de sociétés endogènes et exogènes. Ce processus engendre la transformation des rapports des sociétés locales à l’espace, au temps, mais aussi à l’autre et à soi (notamment dans le rapport au corps), favorisant l’invention de nouveaux modèles par interculturation, entre transfert, résistance et innovation. Mais cette approche innovante qui permet d’appréhender dans toute sa complexité la résilience des cultures confrontées au tourisme mérité d’être approfondie en mobilisant toutes les échelles du social et du spatial. En effet les rapports de domination à toutes les échelles du social, de l’individu, du village, du clan, de la région, de l’état, du supranational ne jouent-ils pas avec les stratégies des individus pour freiner s’opposer ou au contraire favoriser l’appropriation du tourisme ? De plus, ce colloque entend aborder cette réflexion en mettant l’accent sur les valorisations du patrimoine immatériel.

Soumission des résumés

  • Soumission des résumés (1000 à 2000 mots) : avant 31 mars 2020
  • Notification d'acceptation: avant 25 avril 2020
  • Remise d’une version provisoire du texte : avant 30 juillet 2020
  • Notification des modifications aux auteurs : 20 octobre 2020
  • Remise de la version définitive du texte : 20 novembre 2020

 

Les papiers retenus selon le calendrier ci-dessus seront pris en considération pour publication dans les revues suivantes :

  • Tourism Geographies, by Routledge / Taylor & Francis (États-Unis)
  • Mondes du Tourisme, revue de recherche dédiée au tourisme (France)

 

Les résumés, écrites en mandarin, en français, anglais ou en arabe, doivent comporter un titre et un résumé de 1000 mots au minimum et de 2000 mots au maximum, 5 mots-clefs, (Police Times New Roman, 12 pts, interligne simple, bibliographie (APA). Le.la ou les auteur.e.s indiqueront leur institution d’appartenance et leur discipline. Le résumé doit faire ressortir clairement la problématique et le corpus d’hypothèses de recherche, la démarche méthodologique et les principaux résultats attendus ou observés.

Toutes les propositions de communication doivent être envoyées à l’adresse de contact suivante.

liens

Calenda