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en arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales

08 juillet 2020
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Les prochaines journées se dérouleront du 27 au 29 Janvier 2021 au Musée de l’Homme, à Paris. Date limite de soumission : 14 septembre 2020.

La Société d'Anthropologie de Paris lance un appel à contributions dans le cadre de ses prochaines journées, qui s'articuleront autour de trois grandes thématiques :

1. Humanité(s) : définition(s), diversités et limites

À l'heure actuelle, l'humanité est représentée par la seule espèce Homo sapiens, clairement reconnaissable par rapport aux autres primates. Cependant, plusieurs espèces humaines ont cohabité au cours de l’histoire évolutive des hominines, ce qui soulève la question : "Qu’est-ce qu’être humain ?" Que ce soit en référence à la diversification des hominines, au genre Homo tout entier, ou seulement à notre espèce H. sapiens, quels sont les critères biologiques, culturels et sociaux qui pourraient permettre de définir l’humanité ou les humanités, et le peut-on vraiment ?
Les populations humaines actuelles sont caractérisées par une grande diversité biologique, héritée d'une longue histoire de migrations, d'adaptations à de nouveaux environnements et d'échanges génétiques avec des espèces proches, et qui se poursuit avec les changements récents de notre environnement abiotique et biotique, social, culturel, technologique et médical. La caractérisation de ces forces évolutives agissant sur les groupes humains (ainsi que sur leur cortège de caractères) se doit d’intégrer des données à la fois riches, hétérogènes et multi-sources [(paléo-)génétique, développement, morphologie, physiologie, comportement, (pal-)ethnologie, (paléo-)primatologie etc.].
L’objectif de cette session est de faire le point, dans une perspective transdisciplinaire, sur les recherches relatives à l’action de ces forces évolutives, notamment les pressions de sélection (passées, actuelles et futures) agissant sur les comportements, les phénotypes et les génotypes. Il s’agira aussi d’en discuter la pertinence dans le cadre d’une définition de l’humanité, de ses limites et de l’arbitraire inhérent à toute définition.

2. Entre vivants et morts : regards croisés sur une frontière relative et fluctuante

Les défunts sont-ils absents ou sont-ils simplement invisibles ? Font-ils partie de la société ou en sont-ils exclus ? Où se situe la frontière entre les vivants et les morts ? Ces questions ne trouvent pas de réponse universelle : chaque société, chaque groupe, chaque individu, à chaque époque, définit ses repères et tisse des relations avec ses morts qui lui sont propres. Ainsi, les critères mêmes définissant l’état de mort biologique varient d’une société à l’autre ; quant à la mort sociale, elle prend des modes d’expression divers, fruits d’une interaction complexe avec les vivants. Cette session se propose de questionner cette frontière d’entre deux mondes, de la Préhistoire à nos jours, principalement à travers nos disciplines que sont l’anthropologie biologique et l’archéologie funéraire, mais également sous l’angle d’autres champs disciplinaires (p. ex. histoire, médecine, sociologie, théologie). L’inscription des funérailles dans le temps, la manipulation du cadavre ou de ses restes, l’emplacement du cimetière et de la sépulture, son organisation interne, ne sont-ils pas en effet des indices sur les formes de relation que peuvent entretenir les vivants avec leurs défunts pendant le rite funéraire mais aussi, voire surtout, après leur passage dans l’autre monde (p. ex. pratiques post-sépulcrales, deuil, commémoration) ? Nous vous invitons à proposer des contributions issues de synthèses, d'étude de cas ou encore de réflexions méthodologiques ou épistémologiques.

3. Actualités de la recherche

Ce thème rassemblera les acquis récents de la discipline, qu’il s’agisse de découvertes inédites ou d’avancées méthodologiques.

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