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01 avril 2019
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Ce cycle séminaires propose de constituer un espace d’échange et de dialogue entre les chercheur-e-s de la région Bretagne permettant la circulation des savoirs et de l’avancée des recherches sur le genre.

Le séminaire « Le genre à l’Ouest » propose de constituer un espace d’échange et de dialogue entre l’ensemble des chercheur-e-s qui travaillent sur cette thématique, sans distinction de discipline, d’orientation théorique ou de statut (titulaires, non-titulaires, doctorant-e-s). Il est conçu comme un espace permettant la circulation des savoirs et de l’avancée des recherches sur le genre des chercheur-e-s de la région Bretagne. Ce séminaire a pour objectif de constituer un premier réseau, destiné à s’associer, à plus long terme, avec les chercheur-e-s sur le genre des Pays de La Loire.

Ce séminaire se veut par ailleurs un lieu de rencontre et d’échange sur le genre face aux défis sociétaux. En effet, les mutations du travail, de la famille, des modes d’habitat, des mobilités, des usages des TIC, des politiques publiques, etc., impactent l’organisation des rapports de genre. De manière dialectique, les transformations du genre travaillent elles aussi de nouveaux rapports à l’emploi, au territoire, à la parenté, à la culture, etc. Les mutations du genre, face à un monde en changement, semblent une entrée particulièrement pertinente pour analyser les défis auxquelles s’affrontent les sociétés. En cela, le séminaire est ouvert à la participation de toutes et tous.

Mercredi 06 février 2019 - de 14h00 à 17h00

Séance n°1.  Genre et écologie : développement durable, transition écologique et territoire 

Résumé : De quoi parle-t-on quand on associe le genre et l’écologie ? Pourquoi convoquer au côté de l’écologie le concept de genre et non le féminisme comme théorie critique ? Porter le regard sur les territoires n’amène-t-il pas à reconsidérer le vocable de l’écologie au profit de l’environnement, de la nature, du développement durable ou encore de la biodiversité… ?

L’articulation du genre et de l’écologie à partir des territoires engage un travail de définition de l’ensemble de ces notions. De quelles manières articuler ces trois niveaux : le genre, l’écologie et les territoires ? Cette première séance introductive du séminaire sera consacrée à cet essai de clarification. Nous croiserons les regards et les spécialisations disciplinaires : de la sociologie de l’environnement à la sociologie du genre, de l’urbanisme et de l’architecture. Nous considérerons les « communs » théoriques et conceptuels ou les spécificités d’approche et tenterons de démêler les différentes conceptions.

Séance n°2. Manières d’habiter : entre écologie et genre

Mercredi 03 avril 2019 - de 14h00 à 17h00

Du logement durable aux « gestes humbles et sans héroïsme » de la vie quotidienne (Serfaty Garzon, 2003), du travail domestique aux respects de l’environnement dans ses gestes quotidiens, les « scènes domestiques » rendent compte d’une partition des tâches et des rôles sociaux de genre.

C’est d’ailleurs à partir des modèles sociaux du féminin construit autour de l’espace domestique du « foyer » que la critique féministe n’a eu de cesse de mettre à jour les inégalités de sexe qui se créent et se perpétuent dans le quotidien domestique, dans la relation de couple, dans les modèles socio-familiaux… De quelles manières ces gestes de « l’écologie domestique » questionnent-ils cette partition des tâches ?

Peut-on considérer (ou pas) la politisation de gestes du quotidien domestique, d’un mode de vie respectueux de l’environnement à partir des enjeux féministes ? A partir d’analyses considérant le vécus d’habitantEs engagés dans des habitats écologiques, de quelle manière lier critique féministe et écologie ?

Séance n°3. Manières de contester : entre écologie et genre 

Vendredi 03 mai 2019  - de 14h00 à 17h00

Une histoire du lien entre féminisme et écologie est en train de s’écrire révélant des luttes fondées sur l'analyse de ces enjeux, avec au centre une réflexion sur le pouvoir dans lequel s'inscrit les revendications féministes d’«émancipation» des femmes. Ces réflexions et ces approches -écoféministes - restenttoutefoispeu connues. De manière générale, les mouvements féministes français et les mouvements écologistes peinent à penser les liens effectifs entre la lutte contre le patriarcat avec celle contre les rapports de domination sur la nature.

A la fois théorie critique, philosophie, interprétation du monde, l’écoféminisme réunit ces deux courants de la théorie et de la pratique politique. Il s’agira d’en rendre compte à partir de mobilisations et/ou de pratiques féministes de (ré)appropriation de territoires ou d’espaces à défendre, de projets à contester.

Séance n°4. « La ville, sous le prisme du genre et de l’écologie »

Jeudi 23 mai 2019- de 14h00 à 17h00

Dans la production de la ville, la prise en compte de l’écologie et plus largement du développement durable se traduit dans des “objets urbains” tels que : les éco-quartiers ou encore le modèle de la smart-city, de la ville connecté. Cette façon de produire la ville est déjà discutée à partir de ses bienfaits limités. Au sein de ces débats, la question du genre et les rapports de pouvoirs sont quasi-absents. C’est pourquoi, on souhaite, lors de cette séance, interroger la production et la fabrique de la ville à l’aune des rapports de genre et à partir de deux niveaux : celui de la conception, de la ville en se demandant de quelle manière les acteurEs urbains appréhendent-il.les les notions de genre et d’écologie dans la fabrique urbaine, à l’échelle du projet urbain.

A un autre niveau, celui des espaces habités tels que les « éco-quartiers », est-ce que ces derniers renouvellent les normes de genre, les manières de cohabiter entre les genres ?

Organisatrices

  • Edith Gaillard, MCF en sociologie, UBO, LABERS
  • Edna Hernández González, MCF en aménagement et urbanisme, UBO EA 7462, Géoarchitecture

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