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Rencontre autour de l’œuvre de Carlo Ginzburg

Conférence
Photo Carlo Ginzburg

À l’occasion de la remise d’un doctorat honoris causa au professeur Carlo Ginzburg, une rencontre est organisée autour de l’œuvre de ce dernier le mardi 7 mars 2017 de 14h30 à 16H30. Elle prendra la forme d’un dialogue avec Carlo Ginzburg animé par Cédric Michon (professeur d’histoire moderne à l’université Rennes 2 et directeur des PUR) dans l’amphithéâtre Robert Castel de la Maison des Sciences de l'Homme en Bretagne.

Carlo Ginzburg, né à Turin en 1939, enseigne à l’Université de Californie (Los Angeles), comme professeur émérite d’histoire moderne. Il est un des historiens les plus importants de la première modernité. Dans les années soixante-dix, il devient l'un des principaux promoteurs de la micro-histoire, avec Giovanni Levi et Simona Cerutti. Carlo se distingue par son immense culture et son insatiable curiosité. Il s'aventure volontiers sur le terrain d'autres disciplines, comme l'histoire de l'art ou la critique littéraire.

Photo : Carlo Ginzburg par Claude Truong-Ngoc mars 2013

Il est le fils de Leone Ginzburg, (1909-1944), professeur de Russe, co-fondateur des éditions Einaudi et de Natalia Levi (1916-1991), écrivaine italienne. Son père a été battu à mort par la Gestapo pour ses activités de résistance (Arte diffuse mardi 7 mars à minuit et demi, une émission consacrée à « Leone Ginzburg, un intellectuel contre le fascisme »).
C’est en lisant Les Rois thaumaturges en 1959, quand il avait vingt ans, que Carlo Ginzburg a trouvé sa vocation d’historien. Il étudie d’abord les procès de l’Inquisition conservés aux Archives d’Etat de Modène avant d’étendre son corpus à d’autres fonds. Il devient ainsi, dans les années 1970, un des principaux promoteurs de la microhistoire, avec Giovanni Levi et Simona Cerutti. Malgré la grande diversité des historiens rassemblés sous cette étiquette, Carlo Ginzburg considère que la microhistoire est née du refus de l’ethnocentrisme et de la téléologie caractéristiques de l’historiographie du XIXe siècle. En refusant la perspective ethnocentrique, il est amené à prendre en compte les recherches des anthropologues (en particulier Claude Lévi-Strauss).

Une telle approche s’est développée progressivement entre son premier livre important I Benandanti (1966) et Les batailles nocturnes (1989). A mi-parcours se situe son ouvrage sans doute le plus célèbre, Le fromage et les vers (1976), qui cherche à reconstituer l’univers mental d’un meunier du Frioul, Menocchio, benandante. Carlo Ginzburg se distingue par son immense culture et son insatiable curiosité. Il s’aventure volontiers sur le terrain d’autres disciplines, comme l’histoire de l’art (Indagini su Piero della Francesca, 1981) ou la critique littéraire (par exemple Nessuna isola è un’isola, 2000, sur la littérature anglaise). Si les fictions retiennent beaucoup son attention, c’est avec la conviction qu’elle peut « se mettre au service de la vérité ». Son œuvre théorique est également très importantes, comme en témoignent plusieurs recueils d'études, Mythes, emblèmes, traces (1986 ; trad. franç. 1989), À distance (1998 ; trad. franç. 2001), Rapports de force (2000 ; trad. franç. 2003), Le Fil et les traces (2006 ; trad. franç. 2010). Chercheur traduit dans une vingtaine de langues, il est aussi un pédagogue attentif. Un de ses plus beaux livres, Giochi di pazienza, avec Adriano Prosperi (1975), est un manifeste pour la possibilité d’un enseignement et d’une recherche qui se nourrissent étroitement l’une de l’autre.

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de 14h30 à 16H30

Amphithéâtre Robert Castel

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