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Armorique, Amériques, Atlantique

PROLAB

Produire la Bretagne

Responsable scientifique

CRBC
Université de Bretagne Occidentale
Pôle : Armorique, Amériques, Atlantique
Disciplines : Aménagement de l'espace, Breton et celtique, Ethnologie, Géographie, Histoire contemporaine, Sciences politiques, Sociolinguistique & littérature bretonne, Sociologie
Partenaires régionaux : EA 4451 CRBC | EA 2219 Géoarchitecture
Partenaires nationaux : EA 353 Centre de recherches et d'analyses géopolitiques
Type d'aide :
- Financier
Durée : 01-12-2013 / 01-12-2015

La naissance de ce projet est directement liée à la publication du volume collectif de la revue Ethnologie française (2012/4) « Modernité à l’imparfait. En Bretagne » qui a rendu compte de quelques mythologies armoricaines auscultées à partir d’une dizaine d’entrées. Objet piégé tant les analyses divergent fréquemment quant à sa définition, ses approches ou aux desseins que telle ou telle de ses études sous-tend plus ou moins ouvertement, l’identité y a été une trame en filigrane. Partant du constat que tout n’aurait pas été écrit sur l’identité bretonne, ses légitimations et ses utilisations ou, plus exactement, qu’une approche critique de sa fonction dans la fabrication d’un « nationalisme soft » serait quelquefois demeurée en friche, nous avons pensé qu’un projet collectif, qui permettrait de faire appel aux  compétences disciplinaires de chaque contributeur serait à même de porter quelques fruits.

Parler de « nationalisme soft » ne suppose pas d’emblée d’en postuler sa vérité. Il appelle surtout à en questionner les apports possibles et les limites en s’intéressant prioritairement aux acteurs qui, à l’intérieur d’un espace régional entendu d’abord comme une addition de sphères (économique, culturelle politique) plus ou moins reliées en fonction des concurrences et des collusions de ceux qui en sont les porte-parole et les intermédiaires, participent, plus ou moins explicitement et plus ou moins consciemment, à son élaboration.

Mais cette publication n’est que le premier volet de notre projet. Une équipe interdisciplinaire s’étant constituée autour de cet objet, nous monterons dans un second temps – dès 2015 – un séminaire consacré aux nationalismes et aux mouvements nationaux en Europe, dans la même perspective comparative et transnationale que le réseau NISE (National Movements and Intermediary Structures in Europe) qui coordonne des équipes de recherches et des centres d'archives travaillant sur les mouvements nationaux et nationalistes en Europe, réseau dont le Centre de recherche bretonne et celtique est membre depuis le 1er mars 2013.

Des chercheurs français et européens viendront présenter, dans le cadre de 3 séminaires successifs, leurs travaux sur les mouvements nationaux en Europe : analyse des stratégies discursives, du kit identitaire, des acteurs, groupes plus ou moins constitués et institutions qui sont engagés dans le cadre de ces différents champs identitaires, analyse des logiques spatiales de ces champs, des intérêts pas seulement économiques, politiques ou symboliques des agents de ces champs identitaires, des configurations favorables à la constitution de tels champs identitaires. Un colloque qui portera sur la question des champs identitaires dans différents mouvements nationaux est envisagé en juin 2016 : « Le “nationalisme soft”, une notion à l'épreuve des désaffiliations stato-nationales : genèse, agents, processus (Europe, 1950-2015).