Comment l’histoire des migrations se transforme-t-elle lorsqu’elle s’appuie sur des sources et des méthodes numériques ? Quelles connaissances nouvelles et quelles formes d’enquête, de narration et de documentation ces pratiques numériques rendent-elles possibles ? Comment identifier et réduire les biais tout en respectant les exigences éthiques et juridiques qui encadrent la collecte, l’analyse et la diffusion des données ? Ces interrogations seront au cœur des ateliers, présentations et discussions de l’université d’été 2026 à l’Institut historique allemand de Paris.
Depuis quelques décennies, l’histoire des migrations a élargi son horizon. Elle articule aujourd’hui des changements d’échelle du micro au global, tient compte des différenciations sociales et culturelles et s’intéresse aux infrastructures de la mobilité ainsi qu’aux conditions matérielles, juridiques et affectives du « faire route ». L’attention porte davantage sur les pratiques et sur le quotidien des personnes migrantes, dans une perspective souvent transnationale. Cette évolution s’accompagne d’un recours accru à des corpus vastes et multilingues, auxquels l’accès passe de plus en plus par des dispositifs numériques. Aux fonds sériels et statistiques s’ajoutent des archives administratives, policières ou d’organisations non-gouvernementales, des bases de données généalogiques, des documents associatifs et religieux, des sources juridiques, la presse et d’autres médias, des correspondances et écrits du for privé (y compris sur les réseaux sociaux), ainsi que des entretiens d’histoire orale.
Soumission
Les candidatures sont à envoyer à : dh [at] dhi-paris . fr,
avant le 15 janvier 2026