Maison des sciences humaines et sociales en Bretagne

Recherches sur les communs culturels

Contenu sous forme de paragraphes

Ce groupe de travail interdisciplinaire vise à produire des connaissances nouvelles sur les conditions d’émergence, de structuration et d’institutionnalisation des communs culturels dans un contexte de transitions multiples, incluant notablement :

  • les transitions socio-environnementales (abrégées TSE), et l’ensemble des défis humains liés à l’anthropocène ;
  • les transitions économiques, avec la remise en cause des modèles de gestion axés sur la seule croissance ;
  • les transitions politiques, marquées par une polarisation croissante qui tend à fragiliser les valeurs démocratiques, abîmer la cohésion sociale et freiner les élans citoyens ;
  • et, enfin, les transitions numériques, qui se voient accélérées sous l’effet du développement combiné des plateformes marchandes et de l’intelligence artificielle.

Au plan théorique, ce GTI se donne pour but de mieux comprendre le rôle que peuvent endosser les communs culturels dans le traitement d’enjeux contemporains majeurs comme : l’accompagnement des TSE territorialisées, la réduction des inégalités d’accès à certaines ressources culturelles, la limitation des vulnérabilités procédant de ces inégalités (e.g., fractures numériques, linguistiques, sociales, éducatives, etc.) ou, encore, la lutte contre l’enfermement culturel et, par effet miroir, la promotion d’une diversité culturelle à travers la création de communs. 

Il s’agit aussi de refléter l’hétérogénéité des ressources, des communautés et des contextes sociaux caractérisant les communs culturels. C’est cette hétérogénéité, notamment, qui appelle à suivre des approches pluri- et interdisciplinaires, que la mise en place du présent GTI vient formaliser. Dans cette perspective d’étude des communs culturels, le GTI va mobiliser :

  • des approches issues des sciences de gestion, du management et de l’économie sociale — en particulier les théories de la gouvernance des communs et les cooperative studies ;
  • des approches issues du droit privé — et singulièrement du droit de la propriété intellectuelle et du droit social ; 
  • et, enfin, des approches issues des études culturelles et critiques sur la consommation — comme celles relevant par exemple du courant de la Consumer Culture Theory.

Au plan méthodologique, des approches qualitatives par entretiens et par observations – intégrant des dispositifs vidéographiques –, de même que des expérimentations de terrain – impliquant des recueils de données quantitatives longitudinales –, sont projetées. Ce travail empirique devrait être conduit avec le concours d’acteurs institutionnels ou associatifs. La pluralité des communautés et des contextes au sein desquels se déploient les communs culturels invite en effet à appréhender ces derniers à partir des acteurs qui les instituent dans leurs territoires. 
L’objectif est donc de co-construire une part des investigations scientifiques avec des acteurs non-académiques. Sur ce point, l’appui de la MSHB s’avérera utile, tant pour la mise en relation avec ces acteurs non-académiques que pour favoriser l’interconnaissance entre ces derniers et les membres scientifiques de l’équipe. L’année du GTI va permettre de faire ressortir des complémentarités de profils, d’approches et de compétences entre les différents partenaires. Il offre également la possibilité d’identifier les réseaux que chacune et chacun au sein du GTI pourrait mobiliser et mettre à disposition de l’équipe.
Enfin, la formation de ce GTI doit servir à poser les bases d’un consortium national (voire international) de chercheurs et d’acteurs non-académiques entièrement tournés vers l’étude interdisciplinaire des communs culturels. 

  

Baptiste Cléret 

Gestion et management

NIMEC

Université de Rouen

Hélène Gorge

Gestion et management

LUMEN 

Université de Lille

Gaël Henaff

Droit

LIRIS

Université Rennes 2 

Stéphanie Le Cam

Droit

LIRIS

Université Rennes 2 

  
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