Maison des sciences humaines et sociales en Bretagne
Type d'événement
Séminaire

Masques de danse des Balkans #6

Le 2 février 2026 - Rennes
Contenu sous forme de paragraphes

La sixième séance du "groupe de travail interdisciplinaire" "Masques de danse des Balkans" interroge la façon de faire "exister" le masque de l'Antiquité dans les pratiques théâtrales européennes contemporaines.


 

  • Giulia Filacanapa, maîtresse de conférences en études théâtrales à l'université de Paris 8 : 
    "Faire « exister » le masque de l’Antiquité : réactivations scéniques, circulations et héritages dans l’espace européen"

La conférence proposée par Giulia Filacanapa s’inscrit dans une réflexion sur le masque de l’Antiquité gréco-romaine et sur les modalités de sa réactivation scénique dans les pratiques théâtrales contemporaines. La séance s’ouvrira par la présentation de l’ouvrage Le Masque scénique dans l’Antiquité. Pratiques anciennes et contemporaines (Deuxième Époque, 2022), en revenant sur ses enjeux théoriques, sa structure et son ancrage pluridisciplinaire (études théâtrales, histoire de l’art, archéologie, anthropologie, philologie), ainsi que sur le projet scientifique collectif et international qui a présidé à cette recherche. La conférence analysera ensuite les processus de transmission, de transformation et de réappropriation du masque scénique antique sur les scènes du XXᵉ siècle, à travers un focus sur la mise en scène de L’Orestie (1955 et 1961) de Jean-Louis Barrault, et sur la collaboration déterminante avec le créateur de masques Amleto Sartori. Cette étude de cas permettra d’interroger la manière dont le masque antique est « rendu opérant » dans des dispositifs scéniques modernes, à la croisée de la recherche historique, de l’expérimentation artistique et de la création contemporaine. En croisant ainsi les héritages antiques et les expérimentations contemporaines, cette communication propose d’interroger le masque comme objet de circulation culturelle, vecteur de continuités, de ruptures et de réinventions, et comme outil privilégié pour penser les relations entre mémoire, corps, voix et scène dans l’histoire longue des pratiques performatives européennes.

Orestie
Légende

Oreste (Jean-Louis Barrault) dans l’Orestie d’Eschyle, mise en scène de Jean-Louis Barrault, Théâtre Marigny, Paris, 1955. Masque d’Amleto Sartori et Petrus Bride, Padoue (Italie) et Paris, 1955. © Fonds Vladimir et Brigitte Brauner. Collections A.R.T.

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